Guide de survie pour durer en JJB

Guide de survie JJB
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Le virus JJB nous a piqué et voilà que nos priorités ont changé.

Notre attention quotidienne est tournée désormais vers le tatami.

Pour les plus passionné(e)s, se pose la question de la longévité…

Jusqu’à quand pourrons nous nous entraîner, nous amuser et pourquoi pas continuer la compétition ?

Même pour les plus jeunes d’entre nous, la longévité est une notion à considérer dans les sports de combat. Il n’est pas rare de voir des combattants arrêter la compétition à la suite d’une blessure sérieuse.

Il faut donc apprendre à se préserver, autant que possible, pour durer.

Voici quelques conseils pour durer dans ce sport (ou essayer) :

1. ALIGNEZ VOTRE FRÉQUENCE D’ENTRAÎNEMENT AVEC VOS OBJECTIFS

Avez-vous l’intention de gagner les championnats d’Europe IBJJF cette année et chaque année jusqu’en 2025 ?

Si ce n’est pas le cas, alors il est peut être préférable de caler les fréquences d’entraînements en fonction de votre rythme et de ce que vous dicte votre corps.

Est il vraiment raisonnable et adapté de s’entraîner cinq heures par jour, six jours par semaine ?

Le jiu jitsu brésilien est un sport que l’on pratique toute l’année et le plus souvent sans hors saison.

Entraînez-vous en fonction de vos objectifs, ne vous entraînez pas comme un fou tous les jours toute l’année jusqu’à ce que vous vous sentiez épuisé et cassé. S’entraîner trop fréquemment et trop durement n’est pas viable sur le long terme.

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2. ECOUTEZ VOTRE CORPS

Lorsque vous entendez un craquement ou que vous ressentez une sensation anormale après une contorsion, un mouvement explosif ou une clé, il est vraisemblable que quelque chose ne tourne pas rond au niveau musculaire ou articulaire.

L’adrénaline du tatami vous empêchera probablement de mesurer la gravité de la blessure sur le coup, mais vous devriez y porter pleine attention après l’entraînement.

Il est très fréquent dans les sports de combat de vouloir passer pour un dur mais n’écoutez pas la voix irrationnelle et obsessionnelle dans votre tête ou celle de votre coéquipier qui essaie de vous convaincre que tout va bien alors que votre corps vous dicte le contraire.

Si vous sentez que quelque chose ne va pas, soyez prudent et faites-vous examiner après l’entraînement.

Bien souvent, on évite la visite médicale parce que l’on ne veut pas entendre qu’il nous faut quelques jours de congés. Il vaut beaucoup prendre le temps de guérir pendant quelques jours que de se retrouver avec un problème chronique cinq ans plus tard. Certains clubs intègrent d’ailleurs des séances kiné et physio à la pratique du Jiu-Jitsu Brésilien, comme c’est le cas par exemple au NRFight à Paris.

C’est un bon moyen de se faire encadrer par un professionnel et de travailler le conditionning en se préservant des blessures.

position de la tortue jjb jiu jitsu3.  TAPEZ TÔT, TAPEZ SOUVENT

Vous n’avez qu’un seul corps dans cette vie.

Ne laissez pas votre ego l’abîmer.

Nos articulations sont déjà soumises à un stress considérable à tous les entraînements, pourquoi mettre le corps en danger en étant obstiné pendant un match d’entraînement ?

Il faut savoir faire la part des choses et apprendre à taper avant la blessure.

Faire des erreurs fait partie du jeu au JJB et apprendre à taper au bon moment vous permettra d’en apprendre davantage sur le jeu, sur la stratégie et sur vos erreurs.

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Mais surtout cela permettra de préserver vos articulations.

4. S’ENTRAÎNER PLUS SOUVENT AVEC DES PERSONNES DE MEME GABARIT

Il est bon de s’entraîner avec des personnes de tous gabarits et de tous niveaux, mais il est préférable de s’entraîner plus fréquemment avec des personnes plus proches de votre gabarit.

L’âge et le grade peuvent varier, mais vous vous ferez moins mal si votre adversaire de même poids prend le dessus que s’il s’agit d’un adversaire avec 30 kilos d’écart.

5. L’IMPORTANCE DE L’ALIMENTATION

Si vous voulez demander à votre corps de faire un travail sérieux sur le tatami plusieurs fois par semaine, prévoyez l’alimentation adéquate pour lui fournir l’énergie dont il a besoin, mais aussi les éléments qui vont lui permettre une meilleure récupération.

Les vitamines et minéraux bien entendu, mais aussi les antioxydants pour lutter tant que possible contre l’inflammation.

Evitez les fast foods et les plats industriels, limitez tout ce qui peut induire l’inflammation, notamment les laitages et l’alcool et privilégiez les viandes blanches, le poisson, les fruits rouges et baies (fraises, cassis, myrtille…), les légumes verts (brocoli, chou, épinards…) et les céréales complètes ou semi-complètes.

Des grapplers reconnus, c’est le cas de Thomas Loubersanes par exemple, témoignent éviter les produits laitiers et le gluten, ce que l’on retrouve souvent dans les conseils alimentaires en naturopathie.

Vous n’avez pas besoin de suivre un régime alimentaire strict, mais essayez de donner à votre corps des aliments nutritifs sur une base régulière.

Nous avons tous nos vices, mais la modération est la clé. Faites-vous plaisir de temps en temps, mais ne vous nourrissez pas de cochonneries tous les jours.

6. PRIVILEGIEZ UN SOMMEIL RECUPERATEUR

Plus votre entraînement est long, plus vous devez vous reposer et réparer votre corps.

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Un sommeil de qualité est la clé de la récupération pour le corps.

Essayez de vous reposer sept à huit heures par nuit si vous le pouvez. Endormez vous en évitant les lumières bleues des écrans, coupez les appareils électriques de la chambre à coucher, et prévoyez un moment de détente avant de vous mettre au lit.

De nombreux pratiquants se mettent désormais à la méditation ou à la réflexologie, c’est une bonne option pour faire le vide et se détendre.

Apprendre à déconnecter votre cerveau est vital en préambule d’un repos de qualité.

7. L’EQUILIVRE DE VIE

C’est probablement un conseil adapté pour tous les athlètes de haut niveau : Avoir une vie en dehors du Jui-Jitsu vous aidera à apprécier davantage vos entraînements.

Il est fréquent de voir les jeunes pratiquants se jetter à corps perdus dans leur pratique.

Il est vrai que c’est un sport très addictif. Mais vous devez prendre plaisir dans votre pratique et l’équilibre doit faire partie de l’équation. Si vous ne voulez pas être dégouté(e) de votre pratique dans 1, 2 ou 5 ans, le secret de la longévité est probablement de vous accorder des moments et des passions complémentaires dans votre quotidien.

Certains pratiquants se mettent aussi au Yoga d’autres partagent leur temps entre famille et sport, d’autres encore font de la musique, s’amusent sur les réseaux sociaux…la diversité est la meilleure richesse !

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